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Et si l’on optait pour le slow business ?

 

"Donnez-moi le temps - le luxe suprême - de vivre à mon rythme, de regarder, de prendre des chemins que n'indique pas les cartes et les plans... D’emprunter des raccourcis qui ignorent la droite au profit de la courbe. » André Hardellet.

Dans une ère ultra-industrialisée et hyper informatisée, où le business est devenu bien speed, l’expression « time is money » a longtemps eu la dent dure. Mais l’heure du slow business semble avoir enfin sonné. Il devient urgent de décélérer et de refuser de céder au culte de la vitesse. Pourquoi ? Parce que cette course effrénée à la rentabilité est suffisamment toxique pour nuire partiellement ou totalement à notre bonheur. Il nous faut apprendre à travailler et manager en maître des rythmes, sans soumission ni diktat.

Selon Pierre Moniz-Barreto, « le slow business est d’abord le constat de l’emprise grandissante des logiques court-termistes et de l’accélération des rythmes de travail qui forment un diktat malsain, contribuant à un mode d’existence professionnelle « speedé », dont il faut contester le caractère nécessaire ou bénéfique lorsqu’il forme le seul horizon à l’œuvre dans les entreprises… Nous devons apprendre à diriger nos activités en judoka, c’est-à-dire en maître du rapport énergie-temps car :

- le slow business évite le gâchis du temps : il doit toujours privilégier une solution qui comporte un maximum d’efficacité pour un minimum d’efforts.

- l’acceptation d’une imperfection présente, qui permet d’être efficace maintenant, vaut mieux que la recherche d’une perfection à venir, ou la finalisation à plus tard, ce qui, au final, retarde, embourbe, paralyse l’action.

- la lutte contre le temps toxique fait partie des principaux objectifs du slow business, à savoir lutte contre les excès d’interruptions, excès de réunions (réunionite aiguë), excès d’heures de travail (workaholism), excès d’urgences (maladies du ASAP*). »

* Abréviation de l’anglais « As soon as possible » ou « Dès que possible ».

 

 

Source : magazine l’Ecolomag n°46

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