• et Si On s’abonnait ?

  • Imparfaite, et j’aime ça !

    Femme pull

    Et si on arrêtait de se mettre la pression pour choisir une autre stratégie : celle de pratiquer l’auto-câlin et de se foutre la paix ?

    Avis des lecteurs :

     

    D’après mes observations auprès de mes clientes, 7 femmes sur 10 souffrent de la pression de vouloir être parfaites. Intransigeance, culpabilité, comparaison, mauvaise estime de soi et burn-out sont le lot de toutes celles qui portent le masque de la femme parfaite, plutôt que d’oser être elles-mêmes, avec leurs imperfections.

     

    Après vingt-cinq ans de faux-semblants où j’étais moi-même toujours coupable de « peux mieux faire », j’ai découvert que le perfectionnisme est un faux ami, un tueur de motivation et un instrument de la peur. En effet, à 4 ans, j’étais sur la scène de mon premier concours national de piano où je remportais les félicitations du jury, et j’ai passé un quart de siècle à craindre la fausse note, au piano comme dans la vie. J’avais peur de ne pas être à la hauteur, peur de me tromper, peur de décevoir, peur de ne pas mériter d’amour. Plus je m’efforçais de ressembler à une poupée en plastique figée dans un sourire endimanché, plus je me sentais vide et nulle.

     

    Faites-vous partie de ces personnes qui prennent chaque année de bonnes résolutions pour être enfin cette « bonne personne », cette femme parfaite qui n’existe que sur papier ou sur écran ? Plus mince, plus organisée, plus détendue, plus à l’heure, plus douce, plus sportive, plus souriante, plus efficace, plus disponible, plus amoureuse, plus fertile… bref, plus ! Et si c’était assez ?

     

    En disant aux femmes qu’elles n’ont pas besoin de chercher à être parfaites, je ne suis pas en train de dire qu’on ne devrait jamais souhaiter s’améliorer. Ramollir son perfectionnisme n’est pas l’excuse toute trouvée pour passer ses journées en pyjama dépareillé à piocher dans le pot de pâte à tartiner. Je crois que tous les extrêmes sont mauvais. Simplement, comme le souligne le psychologue David Burns, il est plus avantageux de « rechercher le succès et non la perfection ». Alors, comment atteindre ce fameux succès sans prise de tête ?

     

    1) Revenez aux fondamentaux
    Laissez-moi vous présenter Caroline. Admirative de la famille « Ricoré » chez qui les bols ne restent pas en vrac sur la table du petit déjeuner, elle a grandi avec des histoires de princesses dont la conclusion était : « Ils se marièrent, eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux pour toujours« . Sauf qu’un jour elle est devenue mère et a réalisé que son prince n’était pas si charmant et ses enfants pas si parfaits. Elle s’est rendu compte qu’elle passait beaucoup plus de temps à récurer le sol qu’à danser au bal, et qu’elle était bien plus souvent en jogging couleur purée de carotte qu’en robe de soirée. Techniquement, elle a abandonné l’idée de prendre une douche tranquille et d’être aux toilettes seule, et cligner des yeux est devenu ce qui ressemble pour elle le plus à une sieste !

    Si vous pouvez vous projeter dans Caroline, vous avez besoin de revenir aux fondamentaux : vous êtes un être humain, pas un robot ni un ordinateur. Tout est normal, rien ne cloche chez vous, vous êtes simplement dans la vraie vie. Il n’y a jamais eu une femme comme vous avant vous, et il n’y aura jamais plus personne comme vous après vous. Vous êtes unique et incomparable. Vous avez été livrée sans le mode d’emploi. C’est à vous de créer votre vie sur mesure avec vos propres standards. Alors, franchement, arrêtez de regarder les autres, les réseaux sociaux, les publicités et les contes de fées. Ne tentez-pas de les copier-coller, comparez-vous à vous-même et allez à votre rythme.

     

    2) Accordez-vous la permission
    À présent, je voudrais vous présenter Camille. Elle ne supporte pas d’être en retard et s’applique à tout faire parfaitement jusqu’à se mettre dans l’embarras pour se plier en quatre et ne pas décevoir son entourage. Au final elle est victime de ses propres exigences et de ne pas savoir dire « non ». Elle se sent souvent honteuse ou coupable, un peu la bonne poire, la gentille de service, la fille « bisounours » dont tout le monde profite. Elle évite de créer le débat, de donner son véritable avis. Si elle vous invite à manger elle fera tout pour que sa maison ressemble à un tableau Pinterest et, après votre départ, elle sera incapable de se coucher sans avoir tout rangé, lessivé. Par contre, si vous l’emmenez au resto, elle aura autant de difficultés à se décider que si elle choisissait un appart.

    Si pour vous comme pour Camille tout est un enjeu de taille et que votre vie ressemble à une liste de choses à faire sans fin, il est temps de vous donner le droit. Le droit de ralentir, le droit d’être fatiguée, le droit d’être faible, le droit de dire « non », le droit de vous tromper, le droit d’être en retard, le droit de ne pas être parfaite, etc. Les perfectionnistes ont tout le temps des « devoirs » et ont tendance à être constamment dans le « faire » en oubliant « d’être ». Il n’est pas nécessaire que tout soit constamment optimal, efficace et … parfait ! On peut aussi s’écouter, choisir la simplicité et la joie plutôt que la douleur.

     

    3) Aimez-vous sans conditions
    Enfin, peut-être êtes-vous comme Camélia. Parano du kilo en trop, elle joue souvent au jeu de la comparaison et, forcément, elle perd à tous les coups. Elle a un petit juge à l’intérieur qui fait la loi, qui exige beaucoup, pour elle comme pour les autres. Elle a soif de justice, a besoin que les choses soient justes et elle aime quand ça va vite. Avec elle c’est tout ou rien, noir ou blanc, pas de demi-mesures. Elle se fixe des objectifs si ambitieux qu’ils sont inatteignables ; ensuite, cela lui donne une merveilleuse excuse pour se trouver nulle et pour voir son niveau d’estime personnelle chuter au ras des pâquerettes. Malgré ses efforts et ses résultats, elle doute de sa beauté et de ses capacités. Des tonnes de paroles dévalorisantes tournent comme un vieux disque rayé dans ses pensées. Dans son enfance, très vite, elle a dû faire preuve d’autonomie, penser comme une adulte, se montrer forte et responsable.

    Il est évident que c’est très difficile pour les femmes comme Camélia de demander de l’aide, d’accepter leur humanité et leur vulnérabilité. Si c’est également votre cas, vous avez besoin de (re)découvrir l’amour inconditionnel. C’est un amour qui regarde au-delà des apparences et des imperfections, qui ne pose pas de chantage ou de conditions tels que « je m’aimerai quand j’aurai perdu 5 kilos » ou « je serai aimable quand j’aurai une promotion« . C’est un amour qui se moque du parfait et qui ne questionne pas chaque matin son reflet dans le miroir avec des « dis-moi qui est la plus belle« . Vous pouvez choisir l’amour plutôt que le parfait !

     

    Une stratégie pas à pas
    Évidemment, ce n’est pas en piochant mes trois conseils dans un magazine que vous transformerez votre vie en un claquement de doigt à la Mary Poppins, ce serait trop beau ! Il faut accepter d’investir en vous. En vérité, lâcher la pression d’être parfaite pour profiter de la vie sans chirurgie, sans régime et sans ficeler son quotidien comme un rôti, est tout un déconditionnement qui se fait sur la durée.
    Dans mon livre J’arrête d’être parfaite je présente un parcours détaillé sur 21 jours. De plus, j’ai créé l’Académie des Audacieuses, qui est un programme de coaching sur 30 jours.

    Pour résumer, si je devais laisser un encouragement aux femmes qui sont pleines de « bonnes résolutions » pour la nouvelle année, c’est que dans la vie il y a des saisons, des priorités et qu’on ne peut pas être sur tous les fronts en même temps. C’est important de choisir ses « combats », de sortir de la lutte et d’avancer en considérant que le succès ne prend jamais l’ascenseur, mais toujours l’escalier. Comme l’a dit Gandhi, « un pas à la fois me suffit« . Les perfectionnistes pensent pouvoir atteindre en une fois le seuil de leurs objectifs. Mais, en se focalisant sur le but, on en oublie parfois le chemin, et qu’il y a des étapes, différentes marches et qu’on a toujours une raison de célébrer là où nous en sommes. Donc, ne visez plus la perfection mais la progression !

     

    Source : femininbio.com

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