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  • Le Musée d’Orsay fait escale à San Francisco

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    En travaux pour plusieurs mois, le célèbre musée parisien délocalise ses collections sur la côte ouest des Etats-Unis.

    Avis des lecteurs :

    Jusqu’en janvier 2011, les San-Franciscains vont pouvoir découvrir plus de 200 chefs-d’œuvre impressionnistes. Deux expositions successives sont organisées au De Young Museum, le Musée des beaux-arts de San Francisco : «La Naissance de l’Impressionnisme», et «Les héritiers de l’Impressionnisme: Van Gogh, Gauguin, Cézanne ».

    « Le Musée d’Orsay cherchait un endroit pour stocker ses toiles durant les travaux de rénovation. C’est extraordinaire qu’ils aient pensé à nous, plutôt que d’enfermer ces chefs-d’œuvre dans une cave poussiéreuse ! » Toujours prompt à faire un trait d’humour, le jeune maire de San Francisco, Gavin Newsom, n’en n’est pas moins fier d’accueillir dans sa ville les trésors du Musée d’Orsay. Deux expositions successives vont ainsi prendre leurs quartiers pour sept mois sur la côte ouest américaine. « Je veux que vous parliez de cette exposition à tous ceux que vous connaissez, à vos amis, votre famille, et pas seulement dans la Baie de San Francisco ! Je veux que les gens viennent de tous les Etats-Unis pour découvrir ces chefs-d’œuvre ! ».

    Scénographie réussie

    La première exposition, baptisée « La Naissance de l’Impressionnisme », a été dévoilée au public en mai dernier. Elle réunit plus de 100 toiles de maîtres peintes aux alentours des années 1870. Rarement sortie du Musée d’Orsay « Les raboteurs de parquets », de Gustave Caillebotte, incarne tout à fait le propos de cette première exposition. Lorsque les peintres dits « réalistes » ont commencé à se rapprocher des impressionnistes et que leur palette de couleurs s’est faite plus audacieuse. « Le Printemps », de Frédéric Bazille, illustre aussi cette tendance. Ici, l’ombre des visages ose les teintes violacées et verdâtres, jusqu’ici peu utilisées par les peintres.

    Les toiles de Claude Monet occupent bien sûr une place de choix dans cette première rétrospective san-franciscaine. Les personnages flous et la fumée bleutée de « La Gare Saint-Lazare » font face aux reflets orangés de la neige de « La Pie », l’une des toiles les plus célèbres de l’artiste. Des tableaux de Jean-François Millet, Berthe Morizot, Auguste Renoir, Camille Pissaro ou encore Edgar Degas ont aussi traversé l’Atlantique.

    « La scénographie imaginée par les commissaires du « De Young Museum » est très réussie, se félicite Guy Cogeval, le directeur du Musée d’Orsay. Lorsque l’on délocalise nos collections, on est toujours surpris de redécouvrir certains tableaux grâce à la finesse d’un nouvel accrochage. » Lorsqu’il parle de l’art et des artistes, les yeux de Guy Cogeval se mettent à pétiller. « Ce n’est jamais arrivé qu’un musée nous prenne les deux expositions ! », s’exclame-t-il encore.

    Au total, plus de 220 chefs-d’œuvre d’Orsay vont être présentés au musée des Beaux-arts de San Francisco jusqu’en janvier prochain. Le coût de cette délocalisation n’a toutefois pas été révélé au grand public. Mais il va sans dire que tout le monde ne peut pas s’offrir le luxe d’exposer les toiles parisiennes. « Une exposition comme celle-ci demande beaucoup de travail, mais surtout beaucoup de moyens et de soutiens », se bornera à souligner le directeur du « De Young Museum », John Buchanan. Avant de remercier chaleureusement les riches mécènes de la ville qui ont rendu cette aventure artistique possible.

    Source : www.rfi.fr

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